Parmi les notions fortes abordées et qui nous concernent, certaines ont été reprises par la majorité des intervenants. Il ne s’agit pas encore de mesures actées, mais de lignes directrices fortes vers lesquelles nous nous engageons.
• La création et le développement de maisons de santé pluridisciplinaires qui offrent un exercice de groupe recherché par les jeunes médecins, une proximité entre professionnels de santé pour une meilleure coordination des missions de soins, et une ouverture vers différents modes de rémunération afin de ne plus être systématiquement esclave du paiement à l’acte actuel dont les médecins généralistes installés nous projettent depuis tant d’années les dérives libérales mais non libertaires (demande de la part des syndicats de médecins séniors de libérer du temps de travail médical voué au soins et non plus aux tâches administratives).
• La création d’un guichet unique à l’installation afin de libérer les jeunes médecins du poids des démarches fastidieuses, d’informer les praticiens sur les dispositifs financiers ou administratifs d’aides à l’installation et surtout de coordonner les différents professionnels de santé au sein d’un territoire donné.
• L’amélioration de la formation des omnipraticiens, jusqu’ici trop hospitalo-centrée, doit faire découvrir aux plus jeunes (dés le 2° cycle des études médicales) l’exercice ambulatoire de la médecine de proximité, cette médecine de premiers recours qui disparaît lentement des campagnes et des zones péri-urbaines, entraînant le spectre de la pénurie de l’offre de soins qui inquiète, et on les comprend, les français et leurs représentants (association de patients et élus locaux). Un allongement du troisième cycle de médecine générale a également été évoqué (passage du troisième cycle à 4 ans pour une meilleure formation sur le même pied d’égalité que les autres spécialités, refonte du programme axée sur les spécificités de la médecine de famille, développement des stages ambulatoires en rendant obligatoire le SASPAS et en proposant d’autres possibilités d’exercice ambulatoire au cours du DES de médecins générale).
D’autres idées ont été soulevées, comme l’amélioration de la communication entre ville et hôpital par le biais des modes de communication sécurisée, et entre les médecins et les patients pour une meilleure efficience dans l’organisation des soins de premiers recours.
L’ensemble des résultats de ces travaux sera exposé à la ministre de la santé ainsi qu’aux professionnels de santé concernés, le 8 février 2008 à Paris. Nous vous ferons l’écho des résultats de ces travaux, de manière détaillée et dans les délais les plus brefs.