On le répète, la médecine générale était il ya 25 ans le socle des études médicales, que l’on faisait suivre de sa spécialité. C’est encore l’organisation dans un grand nombre de pays, le Liban et Madagascar par exemple.
Depuis une vingtaine d’années la situation a évolué dans un certains nombres de pays, comme le Canada ou la Hollande. Parce que les soins primaires se sont révélés d’une grande richesse, ils sont devenus l’objet d’une spécialité.
Si ils couvrent des domaines de santé aussi divers que la pédiatrie et la neurologie, c’est afin d’assurer une mission de coordination des soins, qui devrait permettre d’éviter les ordonnances à 2 colonnes.
L’impact de la prévention sur les maladies cardio-vasculaires et les cancers a été démontré et c’est là aussi une mission de soin primaire. Le médecin généraliste guide le dépistage, promeut les actions de santé publique.
Enfin conserver une vue d’ensemble sur la personne et rétablir la dimension humaine au centre des rapports du patient avec l’offre de soin. C’est aussi une action priviliégiée du médecin de famille.
Ce sont ces besoins, qui font de la médecine générale un exercice spécifique et aucune de ces missions n’a pour cadre l’hopital. MAIS, notre système est hospitalo-universitaire .
Ce qui veut dire, qu’un externe ne peut pas faire de stage en ambulatoire (ce stage existe pourtant dans les textes), qu’un interne (formé à l’hopital) doit pour accéder au statut d’enseignant, devenir chef de clinique sous la direction de MCU-PH et d’un PU-PH. La nomination de PU-PA (praticien ambulatoire) constitue en soit une révolution, dont l’un des aspects génants est la coordination d’une activité salariée rattachée à la fonction publique à une activité libérale.
La réunion du 7 septembre a rassemblé les syndicats étudiants et le nouveau syndicat des enseignants de Médecine générale.
Le constat est unanime que l’on souhaite ou non un poste universitaire, pour nous rendre performant, pour développer une culture du soin primaireet développer les connaissances dans cette discipline, Une filière universitaire en médecine générale doit rapidement voir le jour et doit intégrer cette dimension ambulatoire. Des propositions ont été faites dans ce sens (SUMGA).
Par ailleurs trois faits agacent :
la non reconnaissance des enseignants de médecine générale (non titularisé et en sous nombre)
la non reconnaissance des résidents, dont l’équivalence n’est toujours pas reconnue de fait
la reconnaissance des IMG et de la MG ?
Au total, on s’impatiente et l’on regrette avant tout que les soins primaires demeurent le parent pauvre de la médecine française sur un plan académique du moins. On sait déjà quelques conséquences de cet état : désaffection de la filière, absence d’une recherche efficace dans ce domaine.
Une nouvelle réunion sur ce sujet se déroulera le 28 septembre à la pitié Salpétrière, à l’occasion de l’accueil des internes de Médecine Générale nouvellement promus et de la parution des guides. Les résultats de la réunion de travail du 21 septembre sur ce thème vous seront commentés.
Si rien ne change êtes vous prèt à agir ?