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Préparer sa thèse
Bilan de la soirée organisée par Laurent Rigal.

vendredi 7 avril 2006, par Guillaume Avenin

La thèse : premier travail de recherche. Autour de ce thème, nous avons organisé une rencontre entre 4 DMG, l’ISNAR et encore trop peu d’IMG (17 selon le syndicat).

Une soirée organisée pour parler de la thèse et de sa place dans la formation en médecine générale ainsi que dans la recherche et le développement des connaissances était un objectif ambitieux, parce que trés vaste. Il s’est pourtant montré particulièrement cohérent.

Ce fut l’occasion d’affirmer la distinction entre une démarche de recherche et une certification des compétences. Si le mémoire est parfois inclus comme élan de la thèse, l’importance d’une validation-certification de nos connaissances et nos compétences en soin primaire est un enjeu distinct du travail de thèse.

Par ailleurs, la thèse est une obligation légale, mais c’est aussi un travail de recherche, utile à tous pour peu que :
-  le sujet soit pertinent
-  le travail soigné
-  le résultat accessible.

Choisir son sujet.

-  Dans chaque DMG, des axes de recherche particuliers sont développés. Ces axes offrent l’opportunité de travaux de thèses au sein de projets de grandes ampleurs.
-  Il a été souligné l’importance de choisir un sujet de soin primaire, Créteil, représenté par le Pr Attali, en ayant fait purement et simplement une obligation.
-  Il a été proposé l’organisation d’un forum des thèses, probablement inter DMG.
-  Enfin pour ceux qui n’auraient tout simplement pas d’idée : chercher sur Bancathèse (c’est un conseil de Paris Ile de France Ouest, PIFO représenté par le Dr Chevalier).

Les problèmes d’isolement des internes en face de la thèse, ont été peut-être trop survolé à mon goût. Bien que beaucoup de choses aient été dites.

-  Tout d’abord, l’encadrement de Médecine Générale est insuffisant et ce pour des raisons de politique de santé et de formation (de manière stupide, les soins secondaires et les postes universitaires sont jugés plus importants, mais fi de l’intelligence), seulement 110 professeurs attachés en médecine G pour 1500 thèses par an, contre plus de 6000 pour les autres spécialités, qui comptent environ 1500 thèses par an. Toutes les thèses de Médecine générale ne peuvent être encadrées actuellement par des équipes de MG.

-  Des expériences diverses de rencontre DMG-interne ont lieu un peu partout : séminaire recherche de paris 5 représente par le Pr Falcoff, soirée thèse organisée à Bichat représentée par le Dr Brodin (avec un prix de 1000 euros pour la meilleure thèse).

-  La thèse comme tout travail de recherche est un travail d’équipe et d’abord, le fonctionnement d’un binôme (élève tuteur), mais celui-ci devrait bénéficier d’un appui logistique conséquent, comme c’est le cas à PIFO.

Les aspects pratiques de la réalisation d’une thèse

-  la phase préparatoire (rédaction d’un protocole) est l’élément clé : il faut la préparer soigneusement pour répondre correctement à la question que l’on pose. C’est autour de cette réflexion, qu’est conçu le DIU d’initiation à la recherche organisé conjointement par l’ensemble des DMG, tous les ans depuis 3 ans.

-  la préparation de son plan d’étude est primordiale, Cathérine Laporte (ISNAR) a réalisé à ce propos un aide-mémoire, que j’essaie de mettre en ligne prochainement. Il faut définir son domaine (épdémio, essai thérapeutique, évaluation de pratique..). Il faut choisir, le type de méthode : quantitative ou qualitative et l’appliquer

-  Quid des outils mis à disposition des internes (logiciel...) ? Les outils bibliographiques tel que endnote, les logiciels statistiques (notament ceux pour remplir sa base de donnée comme Epidata), les espaces web sont autant d’outils performants actuels, qu’il faut certainement rendre accessible à un thèsard. Nous n’avons pas eu le temps d’aborder ces questions pratiquement fondamentales.

La valorisation de la thèse a été survolée. C’est une démarche personnelle, comme l’a souligné Laurent Rigal en ouverture, dont la valeur devrait apparaître, parce qu’elle s’expose à la critique et donc à la publication. Rien à redire, il faut y travailler, Catherine Laporte suggère un outil de publication dédiée cela me semble une bonne idée.

En conclusion, de nombreuses possibilités, facilement identifiable lorsque l’on s’adresse au DMG, qui ne demande que votre participation. Mais peut-être avez-vous des idées, elles valent certainement d’être partagées.

A bientôt donc.

Pour le SRP-IMG

G.A.

6 étudiants en master étaient présents (j’ai les noms). Dans les autres branches 20% des étudiants réalisent un master et vous, pourquoi pas ? Quels champs de compétence complémentaire (socio, anthropo, informatique, anglais) ? Quels arrangements avec les DMG vous faciliteraient la tâche ? N’hésitez pas à nous contacter sur ce sujet.


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